Je reprends le contrôle de mon blog pour poser une question fondamentale: comment se fait-il que les geeks sont le public numéro un de tout ce qui touche aux morts-vivants?
Les différents contenus qu’on peut trouver sur les zombies sont:
- les films, bien entendu. De préférence, avec plein de liquides biologiques de couleur douteuse qui giclent dans tous les sens lorsqu’on tape sur la bête,
- les jeux vidéos. Depuis "House of the Dead" et "Resident Evil", le dégommage de streums d’outre tombe est une étape obligatoire dans la vie d’un joueur,
- les romans. Eh oui, les geeks lisent! pas forcément Victor Hugo (mais ce n’est pas antinomique); mais ont quand même, et régulièrement, des bibliothèques (pleines d’ouvrages qu’on retrouve d’un geek à l’autre),
- les comics. Mais c’est moins fréquent...
- les manifestations publiques.
J’ai une explication qui ne parait pas déraisonnable:les geeks ont, quelque part, la conviction qu’ils feront nécessairement partie de la population survivante, s’il en est une, à la fin de l’épidémie[1]. A ce sujet, les différentes fins possibles dépendent, bien sur:
- du mode de dispersion du virus. Un virus (c’est toujours un virus) porté par l’air et / ou l’eau est une véritable catastrophe pour tous, et seuls les habitants d’îles peuvent espérer ne pas le voir débarquer - en supposant que l’eau salée soit une vraie barrière, et que les oiseaux ne puissent pas être porteurs);
- de la durée de la période d’incubation. Si le virus est fulgurant c’est paradoxalement la situation la plus intéressante, puisque on est à l’abri lorsqu’on est en présence de quelques de personnes saines (attention, les chances de contamination sont proportionnelles au carré du nombre de personne avec qui on est en présence!). Si la période d’incubation est longue, alors il n’y a aucune limite géographique à la contagion.
- de la rapidité des zombies. Les zombies sportifs (I am Legend, 28 days/weeks later) sont de sérieux concurrents, et il faut redoubler d’intelligence pour les déjouer. Les zombies intermédiaires (Zombieland, House of the Dead movie edition) sont tout à fait facile à battre lorsqu’on suit des règles de survie élémentaires (comme le fait très bien le héros de Zombieland d’ailleurs). Les zombies lents, et d’outre tombe (Resident Evil movie edition, Shaun of the Dead) demandent juste de la jugeotte et d’appliquer les consignes de sécurité traditionnelles comme dans toutes les pandémies virales: éviter les lieux publics, ainsi que les contacts rapprochés.
Ces règles, induites par la littérature de catastrophe planétaire, sont en fait assez proches de tout ce que doit éviter de faire un hobbit en territoire orc, d’ailleurs.
Or, et c’est un fait statistique, les geeks sont les personnes les plus avancées sur toutes ces précautions, et sont certainement les mieux préparées. D’ailleurs, je vous parlais plus tôt de l’effet de seuil de la propagation d’une maladie. Les personnes ayant le moins d’interaction (physique) avec le reste du monde sont celles qui ont le plus de chance d’éviter la contagion, et donc les plus adaptées! A un bémol près : les geeks "pâtes / pizzas préparées à la maison" sont certainement plus prêts que les geeks "pizza / sushis commandés et livrés"!
Notes
[1] Et il y a nécessairement une fin à l’épidémie, parce que les zombies ne font pas de bébés. Non, n’y pensez même pas...
