Le blog du Barabel

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Tag - psychologie à deux balles

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13 avr. 2010

Pourquoi est-ce que les geeks aiment bien les films de zombies?

Je reprends le contrôle de mon blog pour poser une question fondamentale: comment se fait-il que les geeks sont le public numéro un de tout ce qui touche aux morts-vivants?

Les différents contenus qu’on peut trouver sur les zombies sont:

  • les films, bien entendu. De préférence, avec plein de liquides biologiques de couleur douteuse qui giclent dans tous les sens lorsqu’on tape sur la bête,
  • les jeux vidéos. Depuis "House of the Dead" et "Resident Evil", le dégommage de streums d’outre tombe est une étape obligatoire dans la vie d’un joueur,
  • les romans. Eh oui, les geeks lisent! pas forcément Victor Hugo (mais ce n’est pas antinomique); mais ont quand même, et régulièrement, des bibliothèques (pleines d’ouvrages qu’on retrouve d’un geek à l’autre),
  • les comics. Mais c’est moins fréquent...
  • les manifestations publiques.

J’ai une explication qui ne parait pas déraisonnable:les geeks ont, quelque part, la conviction qu’ils feront nécessairement partie de la population survivante, s’il en est une, à la fin de l’épidémie[1]. A ce sujet, les différentes fins possibles dépendent, bien sur:

  • du mode de dispersion du virus. Un virus (c’est toujours un virus) porté par l’air et / ou l’eau est une véritable catastrophe pour tous, et seuls les habitants d’îles peuvent espérer ne pas le voir débarquer - en supposant que l’eau salée soit une vraie barrière, et que les oiseaux ne puissent pas être porteurs);
  • de la durée de la période d’incubation. Si le virus est fulgurant c’est paradoxalement la situation la plus intéressante, puisque on est à l’abri lorsqu’on est en présence de quelques de personnes saines (attention, les chances de contamination sont proportionnelles au carré du nombre de personne avec qui on est en présence!). Si la période d’incubation est longue, alors il n’y a aucune limite géographique à la contagion.
  • de la rapidité des zombies. Les zombies sportifs (I am Legend, 28 days/weeks later) sont de sérieux concurrents, et il faut redoubler d’intelligence pour les déjouer. Les zombies intermédiaires (Zombieland, House of the Dead movie edition) sont tout à fait facile à battre lorsqu’on suit des règles de survie élémentaires (comme le fait très bien le héros de Zombieland d’ailleurs). Les zombies lents, et d’outre tombe (Resident Evil movie edition, Shaun of the Dead) demandent juste de la jugeotte et d’appliquer les consignes de sécurité traditionnelles comme dans toutes les pandémies virales: éviter les lieux publics, ainsi que les contacts rapprochés.

Ces règles, induites par la littérature de catastrophe planétaire, sont en fait assez proches de tout ce que doit éviter de faire un hobbit en territoire orc, d’ailleurs.

Or, et c’est un fait statistique, les geeks sont les personnes les plus avancées sur toutes ces précautions, et sont certainement les mieux préparées. D’ailleurs, je vous parlais plus tôt de l’effet de seuil de la propagation d’une maladie. Les personnes ayant le moins d’interaction (physique) avec le reste du monde sont celles qui ont le plus de chance d’éviter la contagion, et donc les plus adaptées! A un bémol près : les geeks "pâtes / pizzas préparées à la maison" sont certainement plus prêts que les geeks "pizza / sushis commandés et livrés"!

Notes

[1] Et il y a nécessairement une fin à l’épidémie, parce que les zombies ne font pas de bébés. Non, n’y pensez même pas...

22 sept. 2009

Sur le tranchant du sabre laser.

Le côté obscur de la Force nous est encore plutôt inconnu. On en sait peu de choses, révélées progressivement dans les différents films de la bi-trilogie.

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12 juil. 2009

Une journée en Enfer

à 11h02, dans la ville de Coalition Triste: {{Réveil difficile ce matin. Odeur pestilentielle dans tout le village, une dizaine de lalala hagards parcourent l’étendue des dégats. tomate lève-tôt travailleurs débarassent des corps maint...Tt..enant gênants en attendant qu’ils reviennent quelques heures plus tard.

Autour de moi, les parias, les bannis, les terrorisés. Ceux qu’on ne revoit plus depuis la première attaque, qui se terrent misérablement chez eux, qui ne passeront certainement pas la nuit.

Tout comme moi. Je m’affaire au chantier, dans un sursaut de bon sens. S...Ss..’accrocher à la vie. A ce qui reste. A l’espoir f...Ff..ou que demain sera un polompolom jour à voir, un dernier des derniers, qui sait.

Je trouve un jeu de c..cc... carte immonde banque. Je tire mon tarot. 10 de Carreau . 9 de Coeur . 3 de Trèfle . Et toujours, la mort.

Je garde quelques forces. Qui sa..aa... ait, je pourrais peut être en avoir besoin ce soir, pour condamner ceux ..les.. voix... qui ne seront pas rentrés à une mort certaine, sauver les derniers sapin animés du village, ou moi-même, q..qq... quitter pour mon pelle voyage, la vie et la justice.

Une longue et désagréable dern...Nn..ière journée à passer.}}

à 14h27, dans la ville de Coalition Triste: {{Les gens ne sortent plus que lorsqu’ils pensent être seuls dans le village. J’ai vu u nvoisin piller les ressources du village sans ver..rr... rgogne, se baffrer d’un dernier bon gros repas, et, en rentrant chez lui, faire un..nn... n bras d’honneur à ceux qui n’en croyaient pas poire yeux.

Ce mond est berlingot . Seul le feu pourrait le pu...urifier, mais . Pas du tout..le feu est trop rare. NOOOoon !... j’hésite à partir pour toujours, ou à rester dans ce trou à boue qu’est ce village, pour hanter dévorer ses habitants.

Le sole...eil quitte déjà le zénith, et au loin, des ho...Oo..rdes commencent avion mettre en mouvement. Venez, venez. Nous vous at...Tt..tendons. Ce soir encore, nous vous accueillerons les bras grands avion .}}

Après vous avoir parlé de Skywar, voici un autre jeu best-seller de l’équipe Motion Twin: Hordes. Après une infection virale qui se déroule un peu moins bien que la grippe H1N1, l’humanité est réduite à ds petits villages de survivants (50 maximum) et tente de résister face aux invasions croissantes de zombies, toutes les nuits. Le village n’a alors plus le choix : il lui faut survivre, et s’organiser pour le bien commun et individuel.

Un très bon jeu, disponible (une fois de plus) en version gratuite, ou en version "Héros", ce qui débloque des actions plus avancées.

Si vous vous inscrivez, une nouvelle fois, pensez à Zozoped!

09 juil. 2009

Au pays imaginaire

Un personnage des plus fascinants de la fiction contemporaine est bien sur Peter Pan. Le garçon qui ne voulait jamais vieillir nous met face à nous même, et aux rêves de jouvence.

Ce jeune homme, de la pièce de théâtre Barrie, est bien plus curieux que ne le montre le dessin animé Disney. Bien sur, sa jovialité le fait combattre sans peur l’affreux pirate Crochet. Bien sur, il a un tel charisme que toutes les filles sont dingues de lui. Ce que Walt Disney ne montre pas, c’est que Peter Pan n’habite pas au pays Imaginaire, il est le pays Imaginaire. Neverland, qu’on devrait plutôt traduire comme le pays qui n’existe pas, sert de refuge aux petits enfants abandonnés par leurs parents, comme aux enfants qui, comme lui, refusent de grandir.

Le pays imaginaire est un endroit merveilleux, où, alors que l’univers entier semble être hostiles aux enfants perdus, ceux-ci vivent leurs jeux, jour après jour. Des pirates aux Indiens, en passant par les sirènes et le crocodile, il parait invraisemblable que des gamins y survivent, et ce pays ne dure que parce que Peter Pan le fait vivre. Mais attention! Vous croyiez que Peter Pan était une fable pour enfant, ce n’est pas du tout le cas!

En compétition avec Peter Pan, Jacques Crochet est un terrible pirate sanguinaire, qui tue ses marins pour un rien. Sauf que Crocher n’est pas le méchant de l’histoire, oh non. Crochet est la part de l’ombre de Peter Pan, l’homme qui a accepté de vieillir, et que le temps obsède. Ceci a été formidablement mis en scène par Spielberg dans son Hook. L’horloge du crocodile, que poursuit inlassablement le pirate, lui rappelle à tout instant que la mort est proche, et se rapproche à tout moment.

Quelle différence, me direz vous, entre les deux personnages? Peter Pan, le garçon qui ne vieillit jamais, et qui joue sans soucis sur l’île imaginaire (sans même se soucier des autres garçons perdus!), et Crochet, le pirate jamais en mer, dont l’obsession de la mort et de la jeunesse que Peter possède - et garde pour lui - a réveillé une cruauté sans limite...

Ce sont en fait les mêmes personnages. 40 ans de différence, mais les mêmes vices, les mêmes qualités (eh oui, Crochet aussi a un charisme extraordinaire!). Ceci est d’ailleurs bien mis en valeur par Hook!

La question qui nous vient est donc de savoir si nous sommes condamnés à devoir choisir entre l’enfance, ou la vieillesse, un choix destructeur, ou si nous pouvons aussi grandir, comme Wendy!