Courte rédaction pour protester contre le final de Pirates of the Caribbean: At World’s End.
Si vous n’avez pas vu le film, ne lisez pas l’article.
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12 fév. 2010
Par Zozoped le vendredi, février 12 2010, 10:37
Courte rédaction pour protester contre le final de Pirates of the Caribbean: At World’s End.
Si vous n’avez pas vu le film, ne lisez pas l’article.
04 déc. 2009
Par Zozoped le vendredi, décembre 4 2009, 10:29
Je profite du calendrier pour rédiger un billet en l’honneur de Sainte Barbe.
J’ai peu à vous apprendre sur la vie, l’histoire et les traditions de la Sainte. Née dans une famille païenne en Asie mineure - assez probablement à Héliopolis, au Liban, elle se convertit très jeune au Christianisme. Enfermée dans une tour d’un château, elle ajoute aux deux fenêtres de sa chambre une troisième, représentant ainsi la Trinité[1]. Elle fut ainsi "poursuivie" (dans tous les sens du terme... elle fut d’abord inquiétée, pris la fuite aidée d’amis, puis rattrapée, et mise devant un tribunal), jugée et condamnée. D’abord à être humiliée, fouettée, bref châtiée; et devant sa persistance, à la mort par décapitation.
Si l’histoire parait triste, elle ne l’est pas vraiment.
Barbara - son prénom le plus probable, venant des traditions grecque et orientale - était une très jeune fille, qui a beaucoup accompli dans sa courte jeunesse. Alors qu’on considère souvent que rien de bon ne peut sortir d’un jeune, elle gravit des hauteurs rarement atteintes, alors qu’elle avait tout juste 16 ans. Elle a fait preuve d’endurance, d’habileté, de courage, et surtout de foi, jusqu’à ce qu’on se souvienne d’elle 17 siècles plus tard.
Elle est la patronne de tous les sapeurs de manière générale - sapeurs pompiers, pour qui, chaque année, profitent de la journée pour une fête mémorable; mineurs, qui ont traditionnellement placé les mines sous sa protection; ingénieurs des mines, qui ont pour deuxième résidence les catacombes de Paris; artificiers et canonniers; architectes (la tour ne s’est pas écroulée), et, par extension, mathématiciens!
Si vous êtes concerné par cette liste pas tout à fait exhaustive, je vous incite à garder aujourd’hui en tête un souvenir joyeux; sinon, à considérer la jeune fille comme un exemple pour le moins intéressant.
[1] Certains prétendent qu’elle traça des croix - c’est probablement faux, étant donné que la croix est un symbole chrétien assez tardif.
22 sept. 2009
Par Zozoped le mardi, septembre 22 2009, 11:48
Le côté obscur de la Force nous est encore plutôt inconnu. On en sait peu de choses, révélées progressivement dans les différents films de la bi-trilogie.
09 juil. 2009
Par Zozoped le jeudi, juillet 9 2009, 12:01
Un personnage des plus fascinants de la fiction contemporaine est bien sur Peter Pan. Le garçon qui ne voulait jamais vieillir nous met face à nous même, et aux rêves de jouvence.
Ce jeune homme, de la pièce de théâtre Barrie, est bien plus curieux que ne le montre le dessin animé Disney. Bien sur, sa jovialité le fait combattre sans peur l’affreux pirate Crochet. Bien sur, il a un tel charisme que toutes les filles sont dingues de lui. Ce que Walt Disney ne montre pas, c’est que Peter Pan n’habite pas au pays Imaginaire, il est le pays Imaginaire. Neverland, qu’on devrait plutôt traduire comme le pays qui n’existe pas, sert de refuge aux petits enfants abandonnés par leurs parents, comme aux enfants qui, comme lui, refusent de grandir.
Le pays imaginaire est un endroit merveilleux, où, alors que l’univers entier semble être hostiles aux enfants perdus, ceux-ci vivent leurs jeux, jour après jour. Des pirates aux Indiens, en passant par les sirènes et le crocodile, il parait invraisemblable que des gamins y survivent, et ce pays ne dure que parce que Peter Pan le fait vivre. Mais attention! Vous croyiez que Peter Pan était une fable pour enfant, ce n’est pas du tout le cas!
En compétition avec Peter Pan, Jacques Crochet est un terrible pirate sanguinaire, qui tue ses marins pour un rien. Sauf que Crocher n’est pas le méchant de l’histoire, oh non. Crochet est la part de l’ombre de Peter Pan, l’homme qui a accepté de vieillir, et que le temps obsède. Ceci a été formidablement mis en scène par Spielberg dans son Hook. L’horloge du crocodile, que poursuit inlassablement le pirate, lui rappelle à tout instant que la mort est proche, et se rapproche à tout moment.
Quelle différence, me direz vous, entre les deux personnages? Peter Pan, le garçon qui ne vieillit jamais, et qui joue sans soucis sur l’île imaginaire (sans même se soucier des autres garçons perdus!), et Crochet, le pirate jamais en mer, dont l’obsession de la mort et de la jeunesse que Peter possède - et garde pour lui - a réveillé une cruauté sans limite...
Ce sont en fait les mêmes personnages. 40 ans de différence, mais les mêmes vices, les mêmes qualités (eh oui, Crochet aussi a un charisme extraordinaire!). Ceci est d’ailleurs bien mis en valeur par Hook!
La question qui nous vient est donc de savoir si nous sommes condamnés à devoir choisir entre l’enfance, ou la vieillesse, un choix destructeur, ou si nous pouvons aussi grandir, comme Wendy!
02 juil. 2009
Par Zozoped le jeudi, juillet 2 2009, 14:19
Le mot est sur toutes les lèvres: canicule. Outre le fait qu’il fait - c’est indéniable - chaud, et qu’on sait rarement parler de bien plus que de la pluie et du beau temps, prenons le temps de consulter notre source de mésinformation favorite, wikipedia.
Outre le fait que la canicule est définie par une période de forte chaleur, on constate de prime abord que les blancs du nord et les bruns du sud n’ont pas la même définition du méchant mot. On entend parler de température "intolérable", (ou "insupportable", ça veut dire la même chose, en fait, quand on ne parle pas de quelque chose qu’on peut choisir de tolérer ou non), de "records de chaleur", "etc".
Rectifions tout d’abord une idée fréquente. Les records de chaleur n’en sont pas, n’en déplaise aux journaux alarmistes. Oui, il y a un réchauffement climatique (c’est l’opinion d’une communauté scientifique assez probablement majoritaire), mais ce n’est pas entre le 30 juin et le 2 juillet qu’on le constate à Paris. Les records de chaleur montrent en fait que depuis le "début de l’année" il n’a pas fait aussi chaud qu’aujourd’hui. Ce midi encore j’entendais dire <<depuis un siècle on n’a pas eu aussi chaud au mois de juillet>>. Petite recherche pour constater que, si, on a déjà eu bien plus chaud au mois de juillet en France.
Bien sur, il y aura toujours des objections de type : oui, mais mon thermomètre, il affiche 35°! Outre le fait que les vieux, dans de nombreux pays, survivent à une température de 35°, soulignons quand même que la valeur scientifique de leur mesure est à peu près nulle. Ce n’est pas en montrant une température extrémale (dans une maison, en ville, sur une zone exposée au soleil et pas au vent, ni à la terre, etc. ) qu’on démontre un fait scientifique. Et les capteurs de Meteo France me paraissent bien plus fiables que ceux de Mme Michu.
Pour terminer cette diatribe, revenons auprès de notre ami wikipedia. La canicule est dénommée ainsi parce que la constellation du Chien se lève et se couche avec le soleil à ce moment là. Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel, en est nommée responsable. Tiens, on constate à nouveau que les superstitions populaires ont la vie longue. Profitons d’une dernière lecture pour constater que les étés "caniculaires" se suivent fréquemment. Les météorologues associés à des astronomes pourraient peut-être expliquer ceci avec les bons modèles et la puissance de calcul suffisante; nos amis du comptoir, peut être un peu moins.
Image obtenue à l’aide du logiciel Open Source Stellarium 0.10.2
24 juin 2009
Par Zozoped le mercredi, juin 24 2009, 14:01
A l’image de la pleine lune, le jour le plus long de l’année voit systématiquement apparaître de curieux comportements. Pas de loup-garous hurlant au crépuscule; par contre, comme pris d’une frénésie incontrôlable, les humains sortent et célèbrent, depuis des siècles, les éléments de la nature.
Dans l’hémisphère nord, ce jour tombe au mois de juin, le 21 en étant une bonne approximation - passons sur les années bissextiles. Certains pays en font la fête des pères, translatée au dimanche le plus proche, modulo les <<hasards>> du calendrier. Une manière d’exprimer la puissance masculine, la virilité, de la même manière qu’on attend les récoltes d’été? Ou simple pendant "naturel" à la fête des mères, qui annonce le printemps?
Les célébrations les plus connues sont celles des fêtes "traditionnelles" de la Saint-Jean, où les villageois dansaient autour de grands feus de joie. Le Saint-Jean en question est ici Jean le Baptiste, pas l’évangéliste. Avant lui, on faisait la fête en l’honneur du dieu Tammouz, dieu de la fertilité chez les babyloniens, ou du dieu du continent local.
Aujourd’hui, ni dieu ni maître, on célèbre alors une valeur sure, neutre, et presque aussi ancienne que ces célébrations : la Musique. Euterpe - et son côté obscur - précède donc les passants dans les rues, à travers mille célébrations dont la qualité brille par sa diversité. Et l’on retrouve, à la lumière du soleil couchant, puis des néons des bars, les même danses que mille ans plus tôt, que mille ans plus tôt, que mille ans plus tôt.
De quoi s’agit-il finalement? Bien peu de choses. La Terre est dotée d’un mouvement de révolution autour de son étoile, le Soleil - passons aussi sur le fait qu’il s’agisse d’une ellipse dont le soleil est un foyer - et en même temps d’un mouvement de rotation sur elle-même. La période de révolution est de un an, et la période de rotation de 1 jour. Or, les axes de ces deux rotations ne sont pas parallèles. L’écliptique (la trajectoire apparente du Soleil vue de la surface de la Terre) se déplace donc au cours de l’année, traversant diverses constellations (les signes du zodiaque). Le solstice est donc le jour où l’écliptique atteint son "sommet", c’est à dire l’angle le plus important par rapport à l’horizon.
Mais tout le monde sait qu’en France, tout fini par des chansons!