Le blog du Barabel

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Tag - informatique

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06 août 2010

3 Juillet : Ouverture de l'Apple Store Opéra

Un mois après l’événement, je me décide enfin a rédiger cet article... Il y avait le 3 juillet dans toutes les gazettes parisiennes une petite croix qui marquait un rendez-vous immanquable : l’ouverture d’un nouvel Apple Store a[1] Paris. Quoi? Comment? Un nouvel Apple Store? Tous au rendez-vous!

Les rumeurs les plus folles couraient déjà sur cette boutique. Alors qu’on voyait depuis des mois, derrière un énigmatique rideau de carton, des ouvriers cools s’affairer, on se demandait a quoi ressemblerait la nouvelle icône de la ville. La firme de Cupertino a en effet depuis quelques années change la face de nombreuses grandes villes : Boston, New York, mais aussi Londres, Tokyo ou Shanghai, le monde entier se demandait quelle serait la nouvelle plus grande évolution de Paris depuis le centre Georges Pompidou (Beaubourg).

Le résultat est a la hauteur des attentes, et Apple, loin du massacre effectue par d’autres architectes. L’ensemble est harmonieux et entre bien dans le cadre de la ville en ajoutant une touche moderne et harmonieuse. Je n’ai pas de belle photo sous la main - il faisait moche et il y avait du monde. En revanche, d’autres se sont charges d’immortaliser le cadre et l’evenement.

Queuing for Apple

Au menu: deux très très beaux étages pleins de produits Apple, de l’iPad au Mac Pro en passant par la Time Capsule. De quoi redorer son intérieur! Pour l’inauguration, deux files d’attentes se sont créées, une première pour ceux qui souhaitaient acheter un iPad ou un iPhone 4, et une seconde pour les autres. Il pleuvait... je me préparais mentalement a sourire devant l’échec de tous ces passionnes qui auraient du endurer une visite sous la pluie, mais je découvre en arrivant que les files d’attentes sont couvertes de parapluies Apple! La préparation était efficace.

L’arrivée dans la boutique est acclamée par 6 jeunes qui sont la pour vous féliciter d’être arrives jusque la! Et qui vous remettent en souvenir de ce jour historique un T-shirt marque par la pomme, la date, et le lieux. Un T-shirt geotagge, quoi.

Puis on entre dans le lieu même. Bon, le premier jour, pour un agoraphobe, ce n’est pas un chouette endroit pour passer son samedi. En revanche, en temps normal, c’est plutôt agréable! C’est joli, il y a plein de matériel dans tous les sens, c’est un peu une salle informatique sans les informaticiens pas sympa qui vous regardent comme si vous alliez voler un clavier en partant. Ici, ils savent que si le clavier vous plait, vous repartirez avec l’iMac... Apple Store Opera

Notes

[1] Je n’ai pas réussi a trouver l’accent grave sur mon nouveau clavier US et le correcteur orthographique ne trouve rien a redire a cette grosse fote. Moi si.

06 juil. 2010

Faire des panoramas

Je me suis amusé dans le billet précédent - et je m’amuserai encore par la suite - à faire des panoramas à partir de diverses photos. Comme vous vous demandez tous comment j’ai fait ça, je présente ici le logiciel Hugin.

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04 juin 2010

Today's the day

Et j’ai le plaisir de vous présenter la chanson du jour - je ne vous ferai pas l’insulte de donner la référence.

What will this day be like? I wonder.
What will my future be? I wonder.

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09 fév. 2010

MP3, téléchargement illégal, et autres

Des fois, j’ai envie de rigoler un bon coup devant l’état des lieux en la matière.

Mon caractère rétro (oui, je joue encore aux Final Fantasy I à VII ...) ainsi que la raison simple des paroles qui s’envolent alors que les écrits restent ont fait que, depuis mon indépendance financière, je n’ai jamais cessé d’acheter les disques qui me plaisent.

C’est particulièrement le cas des œuvres des artistes qui sortent de l’ordinaire, ou des disques qui ne sont pas juste faits d’une concaténation de pistes diverses. Lorsqu’une unité se dégage d’un disque, je trouve qu’acheter les "singles" est aussi absurde que d’acheter un chapitre isolé d’un livre.

Certaines autres fois, les MP3 sont plus intéressants que les disques audio. Par exemple, lorsque le support est difficile à obtenir - malheureusement trop souvent le cas - la seule manière d’obtenir la musique est de la télécharger.

Depuis quelques jours, et grâce à la proposition machiavélique de mon chef, la musique de Dr. Horrible’s Sing-Along Blog me trotte dans la tête; et là, c’est le drame.

  • Si je veux regarder la série en ligne, il faut que j’habite aux Etats-Unis (les 48 Etats contigus, Alaska, Hawaï, ou the District of Columbia). Ou que je passe par un proxy aux Etats-Unis.
  • Si je veux obtenir "régulièrement" le CD, il faut que je le commande aux Etats-Unis (Amazon.com). Cela me coûterait 13€20, dont 8€30 pour le disque et 4€90 pour la livraison.
  • Si je veux télécharger les pistes (Amazon.fr), le disque entier me coûterait 8€99. Bien entendu, aucun support physique n’est livré, je dépense donc 8€99 pour un produit que je ne peux écouter que sur des plateformes "modernes". Non pas que ce soit gênant en pratique, mais ça fait quand même réfléchir.
  • Si je veux télécharger les pistes (Amazon.com), le disque entier me coûterait 7$99. Soit, aujourd’hui, légèrement moins que 5€83

Je ne parle même pas de la fnac (et pour cause...) ou d’autres distributeurs. Le constat est là : sur un achat qui rapporterait certainement bien moins que 5 euros au réalisateur - qui, pour cette œuvre assez magique, a investi 200 000 $ de sa propre poche, la solution la moins chère pour moi consiste à éviter de passer par la France (ah, bien sur, vous aurez constaté qu’en rajoutant 20% de TVA à un hypothétique 5.83€, on arrive tout juste à 7€); la solution qui me convient le plus consiste à payer les 5 euros en question en frais de port pour obtenir finalement une galette que je suis capable de graver moi même, si je regarde à la dépense, pour le prix d’un CD vierge (35 centimes hors taxe sont alors versés aux auteurs Français via la SACEM. A moins bien sur d’acheter mes CDs sur Internet, une fois de plus).

Bref, si vous avez suivi le calcul (assez élémentaire cette fois ci), vous en déduirez, comme la commission Olivennes, qu’il y a un soucis au niveau de la vente légale dans ce pays. (Sans aller beaucoup plus loin, on peut lire juste les premiers titres : 1.1.1 LA FRANCE CONNAIT UNE SITUATION SPECIFIQUE; 1.2 PLUSIEURS OUTILS, TANT JURIDIQUES QUE TECHNIQUES, PEUVENT DEJA ETRE MIS EN OEUVRE POUR DESINCITER AU PIRATAGE NUMERIQUE; 3.1 LE CHOIX DE REPONSES PRAGMATIQUES ET PROPORTIONNEES). Si je ne suis pas d’accord avec les propositions des majors de l’industrie de la musique, je les incite cependant, comme ils pourraient le faire de manière pragmatique, à prendre sérieusement les "clients" en leur proposant des offres intéressantes plutôt qu’une répression totalement irréalisable.

18 janv. 2010

Tiens, ils n'utilisent pas Chrome, chez Google?

Le nom charmant d’Aurora fait du bruit en ce moment. Ne cherchez pas la poésie, il s’agirait d’une attaque montée par nos amis extrême-orientaux[1] sur un certain nombre de grosses boîtes informatiques, qui parait sérieusement invraisemblable quand on a tapé un petit peu au clavier.

L’objectif (mais qui faut-il croire?) aurait été de récupérer des mails de dissidents au régime populaire. Mon instinct et mon esprit critique me laissent dubitatif face à cette motivation pourrie - si on veut lire les mails de quelqu’un, il y a bien plus simple que d’attaquer virtuellement une vingtaine de compagnies américaines. D’autres diraient que c’est du code source de Google qui a été visé. J’ai également des raisons d’être prudent sur ce point. Bref. Les informations qu’on a sont suffisamment lapidaires et peu fournies pour qu’on puisse quand même les commenter.

J’ai moi-même la fierté d’annoncer que seulement 15% des visiteurs de mon blog utilisent Internet Explorer, alors que 56% des visites sont faites depuis un navigateur de la fondation Mozilla. Je sais qu’il n’y a pas lieu de l’être, puisque je ne suis pour rien - ou alors, pour peu - dans ces statistiques. Si tous les visiteurs travaillaient pour moi, je tâcherais de les encourager à utiliser un système non pas unique, mais du moins sécurisé et conforme aux différentes normes internationales en terme de logiciel internet. Internet Explorer n’en est pas un. Lors de sa création, Internet Explorer était absolument révolutionnaire en terme de gestion de plugins ("greffons"), de contenu, de communications avec le web. Le recul que nous avons aujourd’hui nous permet de dire que, si l’intégration de Flash et du Media Player dans le navigateur était une bonne chose pour l’utilisateur, la manière dont ceci a été fait était en fait catastrophique.

En effet, depuis la création d’IE, les patchs se multiplient pour répondre aux vulnérabilités, trous de sécurité ambiants, qui étaient découverts par des experts en sécurité - comprendre, des hackers[2], toute sensibilité confondue.

Bien sur, différentes versions d’IE sont sorties, toutes plus sécurisées les unes que les autres. Et Microsoft nous a promis que son cycle de programmation était maintenant certifié. Oui, mais, tout le monde sait maintenant que Microsoft fera tout pour être "backward compatible" (compatible de manière ascendante et descendante...), c’est à dire que ce qui marcherait sur IE 6 devrait également marcher sur IE 7,8 et 9, puisqu’on ne veut pas qu’une page web ne puisse pas être lue. Et plouf! ...

L’attaque a l’air assez rigolote. Accrochez vous, on nage dans du surréaliste. Les "méchants" se coordonnent pour envoyer des mails à des personnes judicieusement choisies, en se faisant passer pour une personne de confiance (attaque classique de personnification), et en envoyant un lien vers un site web - ou un document PDF? les sources divergent[3] - que le receveur se presse de cliquer. Le fait que le destinataire soit choisi rend l’attaque faisable, en envoyant un lien plausible. Et là, paf! le gentil utilisateur, qui utilise Internet Explorer 6, subit la vulnérabilité de plein fouet, et son ordinateur est alors à la disposition des méchants attaquants.

Là, ça devient rigolo. On apprend qu’avec un accès à un ordinateur situé chez Google, les méchants ont tout d’abord volé de la "propriété intellectuelle" - comprendre des documents stratégiques, ou du code source[4]. Après ça, comme ils avaient un peu de temps, ils ont essayé de lire les mails d’un gentil dissident chinois. Mais ils n’ont pas réussi, parce que les gentils de Google ont fait un système de protection super sécurisé. Ils ont juste pu voir la date de création du compte.

Après quoi, il est rentré chez lui manger les restes de dinde au marron de Noël.

Tout ceci est une jolie histoire, où les méchants gagnent, et où les corbeaux, honteux et confus, jurent bien trop tard qu’on ne les y prendrait plus.

Maintenant, j’aimerais savoir :

  • pourquoi est-ce que les personnes visées utilisent Windows ?
  • pourquoi est-ce que les personnes visées utilisent Internet Explorer ?
  • pourquoi est-ce que les personnes visées utilisent Internet Explorer 6 ?
  • pourquoi est-ce qu’une personne ayant accès au code source utiliserait un système
  • pourquoi avoir monté une attaque un jour de fin décembre, afin de taper pendant que les honnêtes gens digèrent leur buche au chocolat, tout en espérant que les destinataires recevraient le mail et cliqueraient sur le lien?
  • pourquoi est-ce que c’est difficile d’avoir accès aux mails d’un autre compte depuis les serveurs google, alors qu’il suffit de voler un cookie?
  • pourquoi est-ce que les méchants s’attaqueraient également à d’autres grandes boîtes plus calées (???) en sécurité comme Symantec?
  • et pourquoi est-ce qu’ils réussiraient de la même manière?

Si, vous aussi, vous avez le sentiment qu’on se fout ouvertement de vous, eh ben... bienvenue au club :-). Et privilégiez les logiciels open-source reconnus !

Références:

Notes

[1] Le conditionnel porte ici sur le fait qu’il s’agisse de pirates chinois. Une fois de plus, l’actualité arrange qui ça peut... mais des clients US faisaient également partie de l’attaque.

[2] Ce terme n’est pas du tout péjoratif, bien au contraire. Un hacker n’est pas un pirate, c’est une personne qui gère la programmation, voit les tours et les détours possibles pour arriver à une même tâche, et, en terme de sécurité, est capable de contourner les barrières mises par d’autres.

[3] Il est également connu qu’Adobe n’est pas exempté de vulnérabilités

[4] en fait, les documents stratégiques sont intéressant pour des concurrents, mais la vraie richesse de la boîte, c’est son code source

03 déc. 2009

Chaque panne de plus est une panne de trop.

Une fois de plus, mon hébergeur n’a pas été à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre : pendant 48 heures, le serveur hébergeant ce blog était hors-service.

J’ai pu avoir quelques détails sur les problèmes qui ont causé cette panne. Un ordinateur, comme tout, consomme et dégage de l’énergie pour fonctionner. Ainsi, il est branché sur l’alimentation électrique, et il dissipe de la chaleur comme résidu de l’énergie utilisée - mais non rentabilisée. Pour être un peu plus précis, un ordinateur est (essentiellement) un assemblage de circuits intégrés, qui fonctionnent de manière assez simple : on fournit de l’électricité (en général, un pole chargé à +6V, et un pole à -6V), et à chacun des circuits, la valeur (+ ou -) en sortie dépend des valeurs en entrée. Si ça fonctionnait de manière idéale, les circuits feraient office d’aiguillage, qui redirigent la tension électrique positive ou négative vers la sortie comme il se doit. Malheureusement, il se trouve que pour fonctionner, les circuits passent leur temps à charger et décharger des cellules. Lors d’une charge, la cellule passe de -6V à +6V, ce qui crée donc un courant positif; lors d’une décharge, les électrons vont de la masse (-6V) à la cellule, ce qui crée un courant négatif. Hors, c’est inévitable, qui dit courant dit effet Joule. Cet effet se passe lorsqu’un courant traverse une résistance : une puissance est dégagée, égale à la tension multipliée par l’intensitée, et donc égale à $R I^2$, où $R$ est l’impédance de la résistance et I l’intensité du courant. Cette puissance se dégage en rayonnement lumineux (dans le cas des ampoules électriques) ou thermique (le plus souvent). L’énergie étant une grandeur extensive (c’est à dire qu’elle s’additionne sans difficulté, que la somme de deux apports énergétiques est un apport énergétique de valeur égale à la somme des deux énergies fournies), lorsque la moitié des cellules d’un processeur passent de la valeur 0 à la valeur 1 (ou réciproquement), c’est autant d’énergie qui est dissipée. Et cette chaleur doit aller quelque part. Elle réchauffe donc tout d’abord le circuit intégré, puis progressivement l’air autour. Le problème est que, comme tout métal, lorsque la température est trop élevée, le circuit fond. Au revoir, processeur!

C’est pour cette raison qu’on installer des éléments de refroidissement dans les ordinateurs; je peux parier que si votre ordinateur fait du bruit en ce moment, c’est que vous l’entendez. Le plus souvent, les éléments de refroidissement sont des radiateurs (je reviendrai sur le terme plus tard) combinés à des ventilateurs. On trouve parfois uniquement du refroidissement passif (radiateurs suffisamment importants pour diffuser toute la chaleur), et chez les nerds voulant overclocker leur processeur[1], du watercooling. Ou simplement parce que c’est la classe, que ça marche vachement bien, et qu’on peut y mettre des produits phosphorescents pour briller dans le noir.

L’élément de refroidissement le plus courant reste la combinaison d’un radiateur avec un ventilateur. Le radiateur se charge de transférer la chaleur accumulée sur le processeur sur toute une surface métallique, au contact avec de l’air. La raison est simple : c’est dans l’air qu’on souhaite faire passer toute l’énergie dangereuse pour le processeur, que celui-ci n’a pas pu utiliser autrement qu’en effet Joule. Ainsi, les radiateurs se chargent de radier la chaleur par convection thermique. La quantité de chaleur échangée est donnée par la loi de Newton (une de plus!) $\Delta Q = h S (T_1 - T_2)$.

La quantité de chaleur échangée est donc proportionnelle à la surface d’échange et à la différence de température entre le radiateur et l’air, via une constante[2] de proportionnalité. On comprend intuitivement la première importance du ventilateur : pour que la chaleur puisse s’échapper du radiateur, il est nécessaire que la température de l’air soit basse. Le ventilateur ne diminuera pas la température de l’air à proximité du radiateur, mais fournira un afflux d’air ambiant à l’intérieur du boîtier, ce qui diminue la température. La seconde importance, et qui est de taille, est de modifier les conditions de pression de l’air au voisinage du radiateur. Et le coefficient h croit fortement avec la pression de l’air! Le ventilateur crée donc un courant d’air, qui fournit une pression apparente supérieure à la pression atmosphérique au niveau du radiateur, qui accroit ainsi h. Et comme la mécanique est bien faite, une bonne partie de la chaleur qui est passée dans l’air est évacuée ailleurs, ne modifiant donc que légèrement la différence de température.[3]

Pour ceux qui ont eu la flemme de lire tout ce baratin : pas de ventilateur, beaucoup moins de refroidissement.

Le ventilateur de mon hébergeur était encombré de poussières, cheveux, et autres horreurs qui trainent toujours dans une salle quand ce n’est pas une chambre blanche. Il a donc pris le parti de le démonter, le nettoyer - entrainant une coupure de service qui ne devait pas durer plus de cinq minutes à minuit, c’est à dire avec un impact négligeable - et le remettre en place.

Il se trouve que dans l’opération, une des encoches permettant de fixer le ventilateur à la carte mère s’est cassée. Le contact entre le ventilateur et le processeur est devenu ridiculement faible. De plus, ce boulet - qui lit à l’occasion ce blog - n’a pas rajouté de pâte thermique[4] à l’interface du radiateur et du processeur.

Fort heureusement, les cartes mères modernes mesurent en permanence la température du processeur, et coupent tout le courant si celle-ci devient dangereuse. Il est souvent possible de désactiver cette sécurité dans le BIOS, mais... comment dire... si on n’est pas surs de ce qu’on fait, c’est tout simplement bête. Le serveur a donc redémarré, mais à peine les services élémentaires en marche, s’éteignait tout aussi brûtalement.

La faute est aussi celle de l’éditeur - votre serviteur - qui n’a pas pensé à faire un plan de continuité d’activité en cas de défaillance de l’hébergeur du blog. J’y pense maintenant, promis. Il ne reste plus qu’à le réaliser.

Toutes mes excuses donc pour cette avalanche d’erreurs de débutants; je veillerai à l’avenir à ne plus les refaire (honteux et confus...).

Pour me faire pardonner, une photo des éléments fautifs, avantageusement remplacés par un ventirad Artic. Pas une bête de course, mais toujours mieux que le ventirad Intel de base... et le confort auditif de mon hébergeur m’importe peu. VentiRad démonté

Notes

[1] c’est à dire le faire tourner à une fréquence supérieure à ce qui est prévu à l’origine; on peut ainsi gagner quelques pourcents en capacité de calcul, mais les dégagements de chaleur n’en sont que plus élevés

[2] qui n’est pas universelle, ni même constante, d’où l’italique...

[3] C’est avec un grand plaisir que j’aurais fournis les équations permettant de calculer, en fonction du débit d’air, la pression ressentie, et donc le coefficient de proportionnalité h; on arrive malheureusement aux limites de ma science, n’ayant jamais vraiment maîtrisé la mécanique des fluides. Mais je laisse mes lecteurs doctes compléter cette faille. Une bonne référence peut me suffire, d’ailleurs...

[4] pâte thermique : une matière pâteuse fortement métallisée qui permet un bon contact entre processeur et radiateur. Pensez-y comme à un joint très conducteur

27 oct. 2009

Une nouvelle campagne de pub

J’interromps mes billets en cours de rédaction pour faire suite à une nouvelle campagne d’Apple qui m’a donné un haut-le-coeur.

Vous aviez peut être déjà vu la campagne "Hi, I’m a Mac! And I’m a PC..." faisant intervenir un jeune gars cool, qui discute un peu avec un type qui ressemble à un geek déguisé en costume[1]. Tout le monde y aura reconnu Bill Gates. Certaines publicités étaient assez drôles, et une très grande partie est de mauvaise foi.

Cette fois-ci, on sent quand même la frustration monter chez Mac, face à l’arrivée d’un nouveau système d’exploitation Microsoft, qui serait[2] quand même mieux faite, moins désagréable, et suffisamment rapide pour fonctionner sur les netbooks (ces petits ordinateurs portables qui tournent sur des processeurs bas de gamme, sans carte d’accélération 3D, avec un écran minuscule, et qui permettent grâce à tous ces compromis d’avoir des autonomies exceptionnelles). La nouvelle campagne de pub Mac est alors uniquement ciblée sur "bon, Microsoft vous propose de passer à Windows 7, mais devenez cool, et achetez un Mac à la place!".

Je ne serai pas l’avocat de Microsoft. Je n’ai actuellement plus qu’une licence Windows en cours de fonctionnement, le reste de mes ordinateurs étant passé sous GNU/Linux. Et je m’insurge contre cette campagne de publicité pour un certain nombre de raisons:

  1. Tout d’abord, l’amalgame Windows/PC est très, très, très rapidement fait. Le principe de "un PC ça ne marche pas très bien" était peut être valable du temps de Windows 95 à Me (windows 98 millenium edition), mais depuis XP, est complètement dépassé. De plus, si, à une certaine époque (vers 1995...) les systèmes linux étaient faits pour les passionnés prêts à consacrer suffisamment de temps pour paramétrer leur ordinateur, ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui, entre les ordinateurs vendus directement avec une distribution linux, les distributions très, très, très faciles à installer et à utiliser...
  2. Ensuite, une campagne de pub qui n’a pas d’argument à fournir à part "on est chouette, et les consommateurs nous aiment bien" n’est pas bien poussée. On sent quand même que les arguments (notamment techniques) d’Apple s’essoufflent, et que face à des arguments concurrentiels comme les prix et la diversité, ils n’ont plus grand chose d’autre à offrir que l’image de marque.
  3. Signalons aussi les incohérences. On avait vu en 2008 certaines pub vanter la possibilité d’installer windows sur une plate-forme Mac ("vous voyez, vous n’avez rien à perdre, vous pouvez même installer votre ancien système d’exploitation chez nous, et continuer à jouer à vos jeux que nos ordinateurs ne supportent pas!"). Puis, crier sur tous les toits que les ordinateurs Mac n’étaient pas sensibles aux virus. Sur le site web, ils sont quand même plus prudents : Yes, a Mac is 100 percent safe from viruses designed to attack PCs, la nuance est de taille! Et personne ne dit qu’un Mac équipé de Bootcamp pour lancer Windows au démarrage est tout aussi sensible que n’importe que PC Windows à la présence de virus... et qu’un virus peut attaquer le disque dur indépendamment du système d’exploitation exécuté!
  4. Enfin, une série de publicités où les vendeurs de PC sont des méchants manipulateurs voulant vous inciter à acheter des machines contre vous, me parait singulièrement... osé. J’aurais du mal à invoquer le second degré dans une série de pubs qui date depuis 2006, et qui ne sont pas prises au second degré par le public.

Bref, je suis assez remonté contre ces insanités qu’on peut voir sur Internet. C’était drôle, une ou deux fois. Certaines avancées étaient mises en avant. Aujourd’hui, je n’encouragerais personne à privilégier un Mac à un PC... à part pour faire partie de la secte internationale qui a été créée depuis.

Ah, et je ne mettrai aucun lien vers des sites commerciaux des entreprises en cause dans ce billet.

Notes

[1] vous savez, les lunettes, pas le genre à danser en soirée, pas forcément très bien dans sa peau...

[2] parait-il, j’avoue ne pas avoir joué plus de deux minutes avec la version beta

15 oct. 2009

Indésirable

Je ne voudrais pas décevoir mes lecteurs, qui se connectent de multiples pays, et parfois plusieurs fois par jour, en leur faisant croire que mon blog est décédé. Je travaille actuellement sur un message plus conséquent et pas tout à fait évident à rédiger, aussi, je ressors du placard un court post qui m’a fait réfléchir cinq minutes dans les transports en commun un jour improbable où j’étais éveilé.

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20 sept. 2009

Back from the dead

Mes excuses aux lecteurs assidus de mon blog. Je reviens de voyage, d’où j’ai constaté que mon serveur avait un sérieux problème sans pouvoir l’identifier - ce qui a causé une panne de 5 jours.

A posteriori, j’ai établi que la cause de la panne était mon clavier sans fil infra-rouge. Les différentes ondes électromagnétiques qui trainent ont du perturber son fonctionnement, en envoyant un certain nombre de signaux parasites qui ont fini par faire planter le système.

Voilà qui a ruiné mon uptime, mais à part ça, rien de grave. J’ai pu rédiger une ébauche de texte qui viendra assez rapidement vous éclairer sur mon voyage.

Edit: Rectification, en fait il s’agissait de secteurs défectueux du disque dur qui pourissaient les temps d’accès, à cause d’un bug de la librairie ATA...

24 août 2009

Net is dead

Il faut reconnaître deux faits essentiels. Tout d’abord, ce blog est inutile. Le nombre de personnes qui y accèdent sans quitter la page dans les 30 secondes après l’avoir atteinte, c’est à dire le temps de vérifier que ça ne correspond pas à leur recherche, que les questions que j’y pose n’ont pas toujours les réponses attendues, et que mon nom n’est pas M. Barabel, présent sur le net pour mettre des photos de mes enfants et arrières grands parents, bref, ce nombre doit pouvoir se représenter sur 4 bits. Ne protestez pas, j’ai les registres de passage... Ensuite, malgré tout l’effort que je peux y mettre, le contenant comme le contenu n’atteindront probablement jamais la qualité de certains blogs plus travaillés, comme celui d’ASP Explorer, ou de Maître Eolas. Il faut dire que si l’envie de publication est faible au début, l’addiction prend vite, et toutes les idées qui sortent un peu de l’ordinaire passent au crible pour savoir si j’aurais de quoi rédiger quelques lignes sur le sujet.

Conscient de ces deux épées de Damoclès qui pendent en permanence au dessus de mon cable RJ45, je continue à chercher quotidiennement du contenu pouvant au moins m’intéresser assez pour pouvoir le relire un jour.

C’est alors que le dit ASP Explorer m’assène le coup de grâce. Je me vois définitivement étiqueté "pollueur du net".

J’ai cependant le droit d’émettre une objection, que je développe ici. Attention accrochez vous, on va remonter le temps.

Tout d’abord, pollueur du net, ça ne veut rien dire.

C’est très joli de voir Internet comme un objet que les internautes construisent progressivement, parfois en faisant du web 2.0, ce qui est très classe, très à la mode, et justifie plein de lois comme la loi pour la confiance dans l’économie numérique, blablabla. Sauf que cette vision est totalement erronée. Internet n’est pas un objet, c’est un réseau. Internet n’est pas défini par Google, Bing ou un autre référenceur qui fait parler de lui et qui décide qui doit exister ou non. Toute personne connectée au réseau fait partie du réseau; si elle télécharge des données dont elle ne se sert pas, alors elle pollue le réseau. Si elle utilise de l’espace disque sur un ordinateur qui met à sa disposition gratuitement une partie d’un disque dur, alors qu’elle n’en a pas besoin, oui, elle pollue le réseau. Allons plus loin : toute personne qui a un ordinateur connecté qui diffuse - consciemment ou non (je parle de la personne, pas de l’ordinateur) - des virus et autres bouts de code assez désagréables, pollue le réseau.

Le sommet de mon ambition et de ma compétence serait de polluer Google.

Internet descend en ligne droite d’Arpanet, premier réseau qui interconnecte des réseaux. Son architecture fonctionne selon ce modèle, d’ailleurs (vous êtes vous déjà demandés ce qu’étaient un proxy et une passerelle?), puisqu’il s’agit de relier des réseaux, de faire des portes d’entrée dans les réseaux des autres, d’autoriser des connexions, et de trouver des chemins pour aller de l’ordinateur A à l’ordinateur B. Ca, c’était il y a quarante ans.

Et puis un jour, vingt ans plus tard, on a inventé l’HTML (HyperText Marking Language) qui est interprété par les clients web pour en faire des jolies pages où on peut mettre des images et raconter sa vie.

Mais moi, lorsque je prends un abonnement à Internet, je ne souscris pas à l’HTML, que je peux obtenir en utilisant d’autres protocoles qui ne sont (heureusement) pas bloqués par mon ISP (FAI). Si je souhaite faire en sorte que mon ordinateur personnel fasse office de serveur, c’est d’ailleurs mon droit. Si je loue un espace sur un serveur, et que je loue également un nom de domaine (barabel.net) je peux alors y déposer les informations que je veux. Je ne polluerai pas tant que je ne ferai pas de mon mieux pour diffuser à chacun l’adresse de mon site, et ainsi inciter la terre entière à venir faire des lol sur mon blog.

La réflexion intéressante, cependant, concerne le choix de la technologie ADSL. Pour utiliser les cables téléphoniques déjà en place, on a conservé la bande de fréquences utilisées pour le téléphone (la bande 25 - 3400 Hz, qui correspond aux fréquences audibles (dont on a déjà parlé ici), avec un filtre passe-bas - c’est pourquoi la voix n’est pas rendue à l’identique par téléphone. Et on utilise les fréquences supérieures (jusqu’à environ 1,1 MHz) pour transmettre de l’information dans un sens ou dans l’autre. Pour l’ADSL, 223 fréquences sont utilisées pour télécharger (sens descendant) de l’information, et 15 pour envoyer des données (sens montant).

Cette manière de procéder, combinée avec un ensemble de lois qui semble placer l’internaute comme simple consommateur, est une manière de contrôler internet. En effet, ça limite fortement le contenu que les individus peuvent envoyer sur le réseau, en permettant essentiellement le texte et les photos, mais sans laisser par exemple diffuser de la vidéo en temps réel - à un débit qui dépasse la petite fenêtre dans le navigateur.

Vous constaterez que la même technique - poussée à l’extrême - est utilisée dans les pays où on souhaite que l’information sortante soit uniquement celle des médias officiels...

12 juil. 2009

Une journée en Enfer

à 11h02, dans la ville de Coalition Triste: {{Réveil difficile ce matin. Odeur pestilentielle dans tout le village, une dizaine de lalala hagards parcourent l’étendue des dégats. tomate lève-tôt travailleurs débarassent des corps maint...Tt..enant gênants en attendant qu’ils reviennent quelques heures plus tard.

Autour de moi, les parias, les bannis, les terrorisés. Ceux qu’on ne revoit plus depuis la première attaque, qui se terrent misérablement chez eux, qui ne passeront certainement pas la nuit.

Tout comme moi. Je m’affaire au chantier, dans un sursaut de bon sens. S...Ss..’accrocher à la vie. A ce qui reste. A l’espoir f...Ff..ou que demain sera un polompolom jour à voir, un dernier des derniers, qui sait.

Je trouve un jeu de c..cc... carte immonde banque. Je tire mon tarot. 10 de Carreau . 9 de Coeur . 3 de Trèfle . Et toujours, la mort.

Je garde quelques forces. Qui sa..aa... ait, je pourrais peut être en avoir besoin ce soir, pour condamner ceux ..les.. voix... qui ne seront pas rentrés à une mort certaine, sauver les derniers sapin animés du village, ou moi-même, q..qq... quitter pour mon pelle voyage, la vie et la justice.

Une longue et désagréable dern...Nn..ière journée à passer.}}

à 14h27, dans la ville de Coalition Triste: {{Les gens ne sortent plus que lorsqu’ils pensent être seuls dans le village. J’ai vu u nvoisin piller les ressources du village sans ver..rr... rgogne, se baffrer d’un dernier bon gros repas, et, en rentrant chez lui, faire un..nn... n bras d’honneur à ceux qui n’en croyaient pas poire yeux.

Ce mond est berlingot . Seul le feu pourrait le pu...urifier, mais . Pas du tout..le feu est trop rare. NOOOoon !... j’hésite à partir pour toujours, ou à rester dans ce trou à boue qu’est ce village, pour hanter dévorer ses habitants.

Le sole...eil quitte déjà le zénith, et au loin, des ho...Oo..rdes commencent avion mettre en mouvement. Venez, venez. Nous vous at...Tt..tendons. Ce soir encore, nous vous accueillerons les bras grands avion .}}

Après vous avoir parlé de Skywar, voici un autre jeu best-seller de l’équipe Motion Twin: Hordes. Après une infection virale qui se déroule un peu moins bien que la grippe H1N1, l’humanité est réduite à ds petits villages de survivants (50 maximum) et tente de résister face aux invasions croissantes de zombies, toutes les nuits. Le village n’a alors plus le choix : il lui faut survivre, et s’organiser pour le bien commun et individuel.

Un très bon jeu, disponible (une fois de plus) en version gratuite, ou en version "Héros", ce qui débloque des actions plus avancées.

Si vous vous inscrivez, une nouvelle fois, pensez à Zozoped!

22 juin 2009

Installer un firewall

Etant donné que j’héberge "à la main" mon serveur, je vous ai privés, chers lecteurs, d’accès à mon blog pendant une semaine.

J’étais en effet en voyage à Dresde, la semaine dernière, et j’ai eu la mauvaise idée d’effectuer des opérations hasardeuses par ssh.

Effectivement, la conscience me taraudant depuis plusieurs semaines, j’avais décidé d’installer un firewall sur mon linux préféré. Une petite recherche m’a fait pencher pour firestarter, soit-disant facile à installer, et administrer.

Dès l’installation, la connexion ssh fut rompue, et, aucune faille de sécurité n’étant connue sur ce logiciel, plus moyen d’accéder à mon interface d’administration (graphique, ou par ligne de commande). De retour, une de mes premières opérations était le apt-get remove... oui mais ça n’a pas suffi! Ce logiciel étant tellement mal conçu que la désinstallation ne supprime pas les fichiers du programme, il a fallu redémarrer l’ordinateur en prenant soin de vérifier a posteriori que le démon n’était pas lancé.

Conclusions : rien ne vaut un bon iptable; les interfaces graphiques ne donnent jamais rien de bon sans un complément par ligne de commande; installer un firewall par ssh, c’est couper la branche sur laquelle on est assis.

10 juin 2009

Le démon de la caméra

Parmis les multitudes de services proposés par mon serveur - tous inutiles, rassurez vous! j’ai installé une webcam.

webcam.jpg

La question est donc comment faire pour avoir un service de mise à jour automatique de l’image, au niveau du client comme du serveur.

La solution retenue pour l’instant est d’insérer dans une page web une balise META-DATA "Refresh" qui permet d’actualiser la page régulièrement. Au niveau du serveur, l’opération la plus simple est l’insertion d’un script dans la table cron. Le hic est que la photo est alors actualisée à intervalle d’une minute, ce qui est relativement inutile lorsque la page n’est pas consultée toutes les minutes (eh, oui, mon serveur n’est pas si populaire que ça!).

La prochaine étape est donc de programmer un démon (daemon) qui sera interrogé par l’activation d’un "flag" à chaque requête d’une page php. C’est quand même plus propre!

Vous aurez des nouvelles bientôt.