Le blog du Barabel

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09 fév. 2010

MP3, téléchargement illégal, et autres

Des fois, j’ai envie de rigoler un bon coup devant l’état des lieux en la matière.

Mon caractère rétro (oui, je joue encore aux Final Fantasy I à VII ...) ainsi que la raison simple des paroles qui s’envolent alors que les écrits restent ont fait que, depuis mon indépendance financière, je n’ai jamais cessé d’acheter les disques qui me plaisent.

C’est particulièrement le cas des œuvres des artistes qui sortent de l’ordinaire, ou des disques qui ne sont pas juste faits d’une concaténation de pistes diverses. Lorsqu’une unité se dégage d’un disque, je trouve qu’acheter les "singles" est aussi absurde que d’acheter un chapitre isolé d’un livre.

Certaines autres fois, les MP3 sont plus intéressants que les disques audio. Par exemple, lorsque le support est difficile à obtenir - malheureusement trop souvent le cas - la seule manière d’obtenir la musique est de la télécharger.

Depuis quelques jours, et grâce à la proposition machiavélique de mon chef, la musique de Dr. Horrible’s Sing-Along Blog me trotte dans la tête; et là, c’est le drame.

  • Si je veux regarder la série en ligne, il faut que j’habite aux Etats-Unis (les 48 Etats contigus, Alaska, Hawaï, ou the District of Columbia). Ou que je passe par un proxy aux Etats-Unis.
  • Si je veux obtenir "régulièrement" le CD, il faut que je le commande aux Etats-Unis (Amazon.com). Cela me coûterait 13€20, dont 8€30 pour le disque et 4€90 pour la livraison.
  • Si je veux télécharger les pistes (Amazon.fr), le disque entier me coûterait 8€99. Bien entendu, aucun support physique n’est livré, je dépense donc 8€99 pour un produit que je ne peux écouter que sur des plateformes "modernes". Non pas que ce soit gênant en pratique, mais ça fait quand même réfléchir.
  • Si je veux télécharger les pistes (Amazon.com), le disque entier me coûterait 7$99. Soit, aujourd’hui, légèrement moins que 5€83

Je ne parle même pas de la fnac (et pour cause...) ou d’autres distributeurs. Le constat est là : sur un achat qui rapporterait certainement bien moins que 5 euros au réalisateur - qui, pour cette œuvre assez magique, a investi 200 000 $ de sa propre poche, la solution la moins chère pour moi consiste à éviter de passer par la France (ah, bien sur, vous aurez constaté qu’en rajoutant 20% de TVA à un hypothétique 5.83€, on arrive tout juste à 7€); la solution qui me convient le plus consiste à payer les 5 euros en question en frais de port pour obtenir finalement une galette que je suis capable de graver moi même, si je regarde à la dépense, pour le prix d’un CD vierge (35 centimes hors taxe sont alors versés aux auteurs Français via la SACEM. A moins bien sur d’acheter mes CDs sur Internet, une fois de plus).

Bref, si vous avez suivi le calcul (assez élémentaire cette fois ci), vous en déduirez, comme la commission Olivennes, qu’il y a un soucis au niveau de la vente légale dans ce pays. (Sans aller beaucoup plus loin, on peut lire juste les premiers titres : 1.1.1 LA FRANCE CONNAIT UNE SITUATION SPECIFIQUE; 1.2 PLUSIEURS OUTILS, TANT JURIDIQUES QUE TECHNIQUES, PEUVENT DEJA ETRE MIS EN OEUVRE POUR DESINCITER AU PIRATAGE NUMERIQUE; 3.1 LE CHOIX DE REPONSES PRAGMATIQUES ET PROPORTIONNEES). Si je ne suis pas d’accord avec les propositions des majors de l’industrie de la musique, je les incite cependant, comme ils pourraient le faire de manière pragmatique, à prendre sérieusement les "clients" en leur proposant des offres intéressantes plutôt qu’une répression totalement irréalisable.

23 nov. 2009

Souviens toi de qui tu es...

Je me résous à publier ce billet, incomplet, largement imparfait, et pratiquement impossible à parfaire. je trouve le résultat assez peu satisfaisant; il aborde des thématiques difficiles, sujettes à polémiques, qui ouvre la porte au politiquement incorrect - ce que j’encourage. Par ailleurs étant moi même modérément sur de moi sur l’éventail de sujets ouvert, je ne suis pas sur d’arriver à cibler l’intuition initiale. Bonne lecture.

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02 juil. 2009

L'été sera chaud!

Le mot est sur toutes les lèvres: canicule. Outre le fait qu’il fait - c’est indéniable - chaud, et qu’on sait rarement parler de bien plus que de la pluie et du beau temps, prenons le temps de consulter notre source de mésinformation favorite, wikipedia.

Outre le fait que la canicule est définie par une période de forte chaleur, on constate de prime abord que les blancs du nord et les bruns du sud n’ont pas la même définition du méchant mot. On entend parler de température "intolérable", (ou "insupportable", ça veut dire la même chose, en fait, quand on ne parle pas de quelque chose qu’on peut choisir de tolérer ou non), de "records de chaleur", "etc".

Rectifions tout d’abord une idée fréquente. Les records de chaleur n’en sont pas, n’en déplaise aux journaux alarmistes. Oui, il y a un réchauffement climatique (c’est l’opinion d’une communauté scientifique assez probablement majoritaire), mais ce n’est pas entre le 30 juin et le 2 juillet qu’on le constate à Paris. Les records de chaleur montrent en fait que depuis le "début de l’année" il n’a pas fait aussi chaud qu’aujourd’hui. Ce midi encore j’entendais dire <<depuis un siècle on n’a pas eu aussi chaud au mois de juillet>>. Petite recherche pour constater que, si, on a déjà eu bien plus chaud au mois de juillet en France.

Bien sur, il y aura toujours des objections de type : oui, mais mon thermomètre, il affiche 35°! Outre le fait que les vieux, dans de nombreux pays, survivent à une température de 35°, soulignons quand même que la valeur scientifique de leur mesure est à peu près nulle. Ce n’est pas en montrant une température extrémale (dans une maison, en ville, sur une zone exposée au soleil et pas au vent, ni à la terre, etc. ) qu’on démontre un fait scientifique. Et les capteurs de Meteo France me paraissent bien plus fiables que ceux de Mme Michu.

Pour terminer cette diatribe, revenons auprès de notre ami wikipedia. La canicule est dénommée ainsi parce que la constellation du Chien se lève et se couche avec le soleil à ce moment là. Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel, en est nommée responsable. Tiens, on constate à nouveau que les superstitions populaires ont la vie longue. Profitons d’une dernière lecture pour constater que les étés "caniculaires" se suivent fréquemment. Les météorologues associés à des astronomes pourraient peut-être expliquer ceci avec les bons modèles et la puissance de calcul suffisante; nos amis du comptoir, peut être un peu moins.

Sirius en Juillet Image obtenue à l’aide du logiciel Open Source Stellarium 0.10.2

08 juin 2009

Démocratie, droit ou devoir?

Hier se sont tenues deux élections importantes. En France - et en Europe - on élisait les députés Européens. Au Liban, le parlement Libanais.

Je ne chercherai pas ici à discuter des courants politiques, etc. Simplement du taux de participation (relativement) similaire dans les deux cas : 43% en France, 54% au Liban. Ce qui signifie qu’il y a environ une personne sur deux qui a donné son opinion dans les deux cas; une personne sur deux qui ne s’est pas déplacée.

Oui mais. En France, à moins d’avoir déménagé récemment, ou d’être expatrié, les bureaux de votes se situent à moins d’un quart d’heure des électeurs (pour ne fâcher personne, disons que 85% des électeurs (ce qui permet de comparer les taux de participation plus précisément) peuvent, en une demi heure, aller voter et rentrer regarder téléfoot s’ils le souhaitent). Au Liban, 3,2 millions de personnes sont inscrites sur les listes électorales, pour un pays recensant environ 4 millions d’habitants! Autrement dit, pour aller voter, beaucoup d’électeurs prennent l’avion.

D’où ma consternation.

De deux choses l’une : ou bien on a réussi à convaincre 20 millions d’électeurs que leur destinée ne passait pas par la case Europe, ce qui nécessite une grande part de mauvaise foi, ainsi que d’agilité et de souplesse rhétorique, ou bien la population française se fiche royalement de ce qui lui arrive, et est dans ce cas plutôt gonflée de s’indigner de "dictatures" et "violations des droits de l’homme" dans diverses contrées étrangères, et de critiquer d’autres systèmes visiblement plus performants.

Comment le peuple Français peut-il donc revendiquer une responsabilité que son orgueil internationalement reconnu lui dicte, alors qu’il a lui-même renoncé à exercer son ’’pouvoir’’ politique, c’est à dire le droit de se gouverner lui-même?