Le slogan n’est pas de moi, vous pourrez le trouver sur beaucoup de bumpers austiniotes (ma traduction de Austinites). Austin est en effet une ville particulière, et détonne par rapport à ce qu’on attendrait de la ville texane traditionnelle.

A Austin, les cow-boys n’ont pas vraiment disparu. Ils ont troqué leur destrier contre des motos, et ils ne gravent plus dans leur peau le nombre de ’coyotes’ qu’ils ont tués, mais tatouent leur corps de signes et symboles chargés de sens. Et si on ne voit plus de carriole trainée par des chevaux que dans les coins touristiques, on s’attend quand même, à midi, à voir deux hombres sortir d’un saloon, faire quelques pas jusqu’au milieu de la rue, et se regarder les yeux dans les yeux. C’est ça, le Texas.

Le Texas, c’est aussi les Etats-Unis tels qu’on les connait. C’est un régime à base de viande, de viande, et de gras - avec quelques féculents pour faire passer le tout. Ce sont des rues qu’il ne faut pas hésiter à traverser quand l’occasion se présente, parce qu’on ne sait jamais quand on aura une nouvelle chance d’aller de l’autre côté[1]. C’est une police avec laquelle on ne plaisante que quand on est sûr d’être hors de tout soupçon[2]. Ce sont les fontaines à soda, deuxième excellente raison de terminer obèse. Ce sont les rayons du Wal-Mart où on a peur de s’aventurer. C’est le jerky, les chambres d’hôtel avec King Bed, les soirées étudiantes du jeudi soir à haute concentration de mini-jupes et talons aiguilles, les bières à un dollar, les SDF bizarre à l’arrêt de bus, la musique country, le café insipide et les cookies uniques[3], le Bikini Sports Bar & Grill qui fait face au Coyote Ugly, le Colorado et les rues parallèles, les zones urbaines qui font penser à d’énormes échangeurs...

Et Austin, c’est bien sur la Live Music Capital of the World. Il est possible tous les soirs d’assister à un concert d’un groupe de rock, de jazz, de blues, ou whatever.

C’est une ville à découvrir (qui l’eut cru?), dont je vous livre ici la fameuse Skyline. Austin Skyline

Ah, et un "paysage urbain" éloigné du centre ville (les finitions sont moins travaillées, toutes mes confuses): Paysage Urbain Austin

Notes

[1] C’est le pays qui justifie la fameuse blague "Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route?"

[2] Et encore...

[3] unique : on n’en prend qu’un par jour. Mon record personnel.