Je profite du calendrier pour rédiger un billet en l’honneur de Sainte Barbe.

J’ai peu à vous apprendre sur la vie, l’histoire et les traditions de la Sainte. Née dans une famille païenne en Asie mineure - assez probablement à Héliopolis, au Liban, elle se convertit très jeune au Christianisme. Enfermée dans une tour d’un château, elle ajoute aux deux fenêtres de sa chambre une troisième, représentant ainsi la Trinité[1]. Elle fut ainsi "poursuivie" (dans tous les sens du terme... elle fut d’abord inquiétée, pris la fuite aidée d’amis, puis rattrapée, et mise devant un tribunal), jugée et condamnée. D’abord à être humiliée, fouettée, bref châtiée; et devant sa persistance, à la mort par décapitation.

Si l’histoire parait triste, elle ne l’est pas vraiment.

Barbara - son prénom le plus probable, venant des traditions grecque et orientale - était une très jeune fille, qui a beaucoup accompli dans sa courte jeunesse. Alors qu’on considère souvent que rien de bon ne peut sortir d’un jeune, elle gravit des hauteurs rarement atteintes, alors qu’elle avait tout juste 16 ans. Elle a fait preuve d’endurance, d’habileté, de courage, et surtout de foi, jusqu’à ce qu’on se souvienne d’elle 17 siècles plus tard.

Elle est la patronne de tous les sapeurs de manière générale - sapeurs pompiers, pour qui, chaque année, profitent de la journée pour une fête mémorable; mineurs, qui ont traditionnellement placé les mines sous sa protection; ingénieurs des mines, qui ont pour deuxième résidence les catacombes de Paris; artificiers et canonniers; architectes (la tour ne s’est pas écroulée), et, par extension, mathématiciens!

Si vous êtes concerné par cette liste pas tout à fait exhaustive, je vous incite à garder aujourd’hui en tête un souvenir joyeux; sinon, à considérer la jeune fille comme un exemple pour le moins intéressant.

Notes

[1] Certains prétendent qu’elle traça des croix - c’est probablement faux, étant donné que la croix est un symbole chrétien assez tardif.